Un petit-déjeuner ensoleillé, une tartine croustillante… et une confiture pleine de pesticides ? Derrière les pots colorés qui nous font saliver le matin se cache parfois une réalité bien moins appétissante.
Des pots testés à la loupe
Dans une enquête approfondie, 40 confitures parmi les plus consommées en France ont été analysées en laboratoire, révélant de grandes disparités. Certaines s’en sortent avec les honneurs — comme la confiture de fraises U, notée 15/20, qui caracole en tête du classement. Mais d’autres, malgré leur allure sucrée et innocente, cachent une cocktail chimique peu rassurant.

Une contamination préoccupante
Dans plus de la moitié des références étudiées, les chercheurs ont identifié jusqu’à 600 résidus de pesticides différents. Oui, 600. Et pas uniquement des molécules autorisées : 15 insecticides ou fongicides, dont deux pourtant interdits dans l’Union européenne, ont été retrouvés dans 22 pots. C’est comme si votre tartine du matin venait avec un avertissement sanitaire en petit caractère.
Ces confitures dans le viseur
Certaines marques sont clairement pointées du doigt. Dans la catégorie des confitures d’abricot, quatre références contiennent les deux fameux pesticides interdits — carbendazime et thiophanate-méthyl :
- Auchan La Gourmande
- Confipote 65 % de fruits
- Gerblé sans sucres ajoutés
- Paquito Extra (Intermarché)
La confiture allégée d’abricot Andros n’est pas en reste, elle aussi concernée par la présence de carbendazime.
Côté fraises, c’est le pot Reflets de France qui ferme la marche avec une note de 9,5/20, tandis que pour les abricots, le pot Paquito Extra (Intermarché) décroche un 7,5/20. Des résultats qui ont de quoi couper l’appétit.
Pourquoi les confitures d’abricots sont les plus à risque ?
Le rapport explique que les confitures d’abricots sont plus contaminées que celles aux fraises, notamment parce que la culture des abricots est moins encadrée en matière de traitements phytosanitaires. À l’inverse, les fraises utilisées pour les confitures bénéficieraient d’un environnement plus surveillé.
Même si les taux relevés restent, selon les experts, inférieurs aux seuils réglementaires, cela n’exclut pas un risque à long terme, surtout en cas de consommation fréquente. Le conseil ? Se tourner vers des confitures bio, moins exposées à ce type de résidus, et souvent plus riches en fruits et en goût.
Finalement, si votre tartine mérite le meilleur, votre pot de confiture aussi. Et parfois, un petit coup d’œil à l’étiquette (et au classement) vaut mieux qu’un grand pas vers le rayon sucré.

Céline Arthmies est une épicurienne dans l’âme, toujours en quête de nouvelles saveurs et d’expériences inédites. Rédactrice sur bar-bisou.fr, elle partage sa passion pour la gastronomie, les cocktails raffinés et les adresses incontournables, des restaurants tendance aux bars intimistes. Curieuse et voyageuse, elle explore également les plus belles destinations et les inspirations déco pour une maison chaleureuse et élégante. À travers ses articles, elle invite ses lecteurs à savourer chaque instant avec style et gourmandise.






